Manifestation pour les urgences de l’hôpital de Voiron ce samedi
Hasard du calendrier sans doute : deux jours avant la manifestation prévue ce samedi (depuis le parking de l’hôpital de Voiron jusqu’à la mairie), la direction du CHU Grenoble-Alpes dévoile un début de bonne nouvelle pour les urgences voironnaises.
Une manifestation est organisée par le personnel du Centre hospitalier de Voiron, les médecins et les organisations syndicales ce samedi 13 juin 2026, à partir de 10 heures. Objectif : réclamer à nouveau la réouverture des urgences pédiatriques de l’hôpital voironnais.
« Pour la réouverture, le schéma est simple : recrutement immédiat de trois médecins pédiatres (équivalents temps plein), passage en décompte horaire continu, maintien du 3e poste de puéricultrice de nuit, et recrutement d’un·e cadre expérimenté·e dans la fonction et dans la discipline de pédiatrie », indiquent-ils dans un communiqué de presse.
La manifestation démarrera à 10 heures du parking de l’hôpital de Voiron, pour se terminer devant la mairie où, selon mes informations, une délégation composée de pédiatres, de membres du personnel et de représentants syndicaux sera reçue par Yves Allardin, premier adjoint de la Ville de Voiron (aux finances, ressources humaines, administration générale et économies), et par un membre de la direction du CHU Grenoble-Alpes.
La logique aurait néanmoins voulu que la délégation rencontre le maire lui-même, puisque Julien Polat siège au conseil de surveillance du CHUGA au titre de sa vice-présidence du Conseil départemental de l’Isère.
CHUGA : un communiqué deux jours avant la manifestation
Le calendrier faisant étrangement bien les choses, le CHUGA a annoncé jeudi soir, par le biais d’un communiqué de presse (qui n’est bizarrement pas arrivé jusqu’à Rue Haute, pas plus qu’il n’était disponible dans l’espace presse du site internet du CHU au moment de boucler ces lignes), que la situation aux urgences voironnaises devrait s’améliorer.
Pour les urgences pédiatriques, l’embellie s’amorcera « probablement dans le courant juillet », révélait ainsi Le Dauphiné libéré dès jeudi soir, à la faveur de « la mobilisation exceptionnelle » de professionnels du CHUGA et du « recrutement de quatre puis sept personnels faisant fonction d’interne (FFI) ».
En outre, grâce « à l’arrivée de nouveaux personnels médicaux », cite encore le DL, un élargissement progressif des horaires d’accueil des urgences adultes est annoncé : « Alors que, depuis le 2 février, le service a rouvert de 18 h à 22 h le lundi, ce créneau est également rouvert le jeudi depuis le 4 juin. » Le CHUGA assure enfin « poursuivre parallèlement ses efforts de recrutement de médecins urgentistes » en vue d’une réouverture 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 des urgences voironnaises.
On ne peut que s’en réjouir… ce qui n’empêche pas de s’étonner du timing adopté par la direction du CHU Grenoble-Alpes. Ainsi que de la méthode, sachant que deux heures à peine avant la publication de l’article du DL, une syndicaliste m’assurait que, pour « seul retour » de la manifestation du 19 mai dernier, la direction avait indiqué « rechercher des médecins… Sinon, pas d’avancée » à signaler selon elle.
Ce (modeste) début de retour à la normale ne doit pas masquer la dégradation subie ces dernières années par le service voironnais des urgences, qui ferme ses portes le soir et la nuit depuis l’ouverture du nouvel hôpital à l’automne 2021. Ni le fait que Yannick Neuder, éphémère ministre délégué à la Santé dans le gouvernement Bayrou, avait affirmé, lors d’une visite du site voironnais en mars 2025, son intention de « rouvrir les urgences avant l’été jusqu’à 20 heures », avant « de travailler à l’automne sur une reprise de l’activité des urgences si possible en 7 jours sur 7 ».
Vincent Degrez



