DIAPORAMA | Ils et elles étaient entre 1.000 et 1.500 dans les rues de Voiron, ce 5 novembre. En guerre contre la vie chère, le traitement réservé aux revendications lycéennes et étudiantes. En lutte pour la simple liberté de manifester sans y perdre un œil ou une main – tout simplement pour la démocratie.
Partis de la place Jacques-Antoine-Gau, près de la salle des fêtes, descendus par les avenues jusqu’au Mail sud, passés près de la mairie de Voiron et du siège du Pays voironnais, puis sous les voies ferrées, retour par la rue Georges-Frier et, à nouveau, les avenues, jusqu’à la bourse du travail.
Un bon millier de personnes ont défilé ce jeudi 5 novembre. Des chants, de nombreuses pancartes, et une envie de battre le pavé tant qu’il est chaud. Aidés en cela par la jonction avec les agriculteurs de la Confédération paysanne, venus du rond-point près de Voreppe et La Buisse où ils avaient opéré un barrage filtrant toute la matinée.
« Les slogans des lycéens, avec leur poésie et leur action, m’ont fait penser à cette chanson magnifique de Georges Moustaki, Sans la nommer », confie Tony en montrant sa pancarte, où l’on peut lire : « Je voudrais sans la nommer vous parler d’elle ». Une chanson où l’auteur semble de prime abord rendre hommage à une femme anonyme. En fin de compte, c’est à la révolution permanente qu’il pense.
Vincent Degrez





















































